ERIC RANNOU et la windsurfer
La soixantaine passée, Eric Ranou habite à la Forêt Fouesnant dans le sud Finistère.
Retraité de la marine, ce mécanicien qui navigué à la pêche sur de gros bateaux, tant en Atlantique Nord que dans l’océan Indien est d’un gabarit qui n’a d’égal que sa gentillesse. Présent sur la totalité du programme de régates Windsurfer, il remporterait aisément le titre de champion du Monde de la bonne humeur dont il ne se départit jamais avec son compère Alain Ponceau.
Après avoir commencé à naviguer en planche sur une Océanite Compétition à la fin es années 70, Eric met à profit ses talents de bricoleur pour fabriquer ses propres planches de Fun avec une bonne bande de copains.
De cette bande, ils ne sont aujourd’hui plus que deux à avoir remis le harnais pour les sorties sur la nouvelle Windsurfer dès 2018 dans la baie de Port la Forêt où ils croisent souvent les champions qui préparent leurs Tour du Monde et qui ont pour noms Le Cam, Jourdain, Desjoyeaux et autres Gabart.
« La nouvelle planche n'a vraiment rien à voir avec l'ancienne et j'ai pris beaucoup de plaisir à remonter dessus malgré mes 115 kg. Et comme on a davantage de temps en retraite, on s’est mis à naviguer assez régulièrement, surtout dans la brise.
L’année suivante, on a pris notre licence et on a commencé à régater. L’ambiance est super bonne et nous permet de retrouver des gens que l’on connaissait quand nous étions plus jeunes. C’est très convivial et on s’éclate bien ce qui est important car, vu mon poids, je n’ai que peu de chances de monter sur le podium ! ».
Habitant au bord de la mer, Eric en profite pour naviguer le plus souvent possible :
« Quand je travaillais, j’étais absent les ¾ de l’année et autant te dire que l’on ne pouvait pas apporter sa planche à bord. C’était vraiment boulot-boulot. Tu prends l’avion, tu embarques à bord et il n’est pas question que la machine ne fonctionne pas parfaitement, qu’elle ne permette pas aux marins de pêcher. Mais c’est vrai que j’ai eu la chance de naviguer avec d’excellents patrons qui prenaient soin de leur équipage. Sans parler des superbes décors quand la mer d’Irlande est en furie ou que, dans l’océan Indien, la mousson arrive et que tu te sens tout petit malgré la taille du bateau !
On a aussi eu quelques moments chauds avec la piraterie mais heureusement, nous avions des militaires à bord pour nous protéger et pouvoir travailler plus sereinement ».