HERVÉ BORDE et la windsurfer
A bientôt 67 ans, Hervé Borde garde une forme que l’on pourrait quasiment qualifier d’olympique. Sorti du monde des affaires depuis la vente de sa société de production audiovisuelle « Nefertiti Production » au groupe Le Télégramme, celui qui fut l’un des premiers planchistes professionnels a repris le wishbone avec la même application qu’il y a 40 ans ! Navigant en train entre Paris et Port Louis, il tire ses bords, milieu de plan d’eau, à Larmor Plage en compagnie des mêmes irréductibles planchistes, été comme hiver. Choisissant de se consacrer à l’organisation du National Windsurfer 2024 avec la SNL, il a fait sa rentrée sportive au championnat d’Europe de Torbole où nous l’avons rencontré.
Torbole, tu connais ?
C'est vraiment quand j'étais petit, c'est vraiment il y a longtemps. Donc le seul souvenir que j'en ai, c'était qu'il fallait aller à fond à terre, vers les montagnes.
Bon, dis-moi ce retour en Windsurfer, comment est-ce arrivé ?
C'est arrivé qu'une fois à la retraite, il faut bien s'occuper physiquement et que faire des footings, j'ai horreur de ça et faire du vélo ça fait mal aux fesses. Donc je me suis dit, ben tiens, pourquoi pas la planche ? Il y avait une petite émulation à la SNL avec quelques autres planchistes, alors je m'y suis mis. Je n'y suis pas encore arrivé, hein ! Il y a encore du boulot, mais il y a une très bonne ambiance, c'est sympathique.
Et voilà, ça fait une activité physique quotidienne, ou presque, ça dépend des conditions météo évidemment. Et puis il y a une super ambiance.
On retrouve les vieux de la vieille : Thierry Eude qui râle, Emile Martinie qui domine, Vincent Borde qui se bat pour arriver devant son frère, Christophe Lebruchec qui se dit qu'un jour viendra son jour, Jean-Philippe Delapierre qui nous donne des conseils vraiment sympathiques, Jean-Michel Pautrec, un costaud qui va super bien dans la brise.
Il y a aussi Christophe Bogrand, magnifique sur une planche, c'est superbe de le voir naviguer. Et en plus il est adorable !
Le programme de courses te plaît ?
Ah oui, Larmor Plage d'abord et maintenant Torbole et ensuite l'Espagne comme ça ma femme va pouvoir venir. Sans oublier Carantec ou encore le Tour de l’Ile aux Moines. C’est parfait.
Organiser le National, tu as aimé ?
C'était intéressant d'organiser un championnat comme celui-là. On a eu 70 concurrents, j'aurais aimé qu'on soit un petit peu plus, mais bon. Il n'y a pas eu beaucoup de vent, mais il a fait un temps absolument formidable à côté de ça. C'était vraiment sympa. Je tiens à remercier Christophe Lebruchec et tous les bénévoles. Sans eux, ca n’aurait pas été aussi réussi.
En régate, quels sont tes objectifs ?
C'est une très bonne question, parce qu'en termes d'objectifs, je n'en ai absolument aucun. C'est-à-dire que je suis là pour profiter, je suis là pour me maintenir en forme physiquement, si je marche c'est bien, si je prends une branlée c'est normal.
Non mais franchement, comme je dis fréquemment, notre avenir est derrière nous.
Donc on est là pour s'amuser, pour profiter et voilà quoi. Je n'ai plus du tout la motivation et la hargne que j'avais dans les années 80-85 de vouloir absolument mettre des tôles à tout le monde. C'est étonnant, c'est l'âge qui doit faire ça, mais c'est passé ce côté-là. Je me satisfais de ce qui arrive et j'en suis enchanté. Je suis content d'être avec des potes et naviguer de façon agréable parce que la Windsurfer, c'est une planche très agréable à naviguer. Et puis la régate, c'est toujours formidable.
Finalement 9ème du championnat d’Europe dans la catégorie des Lourds brillamment remportée par Fred Gautier, Hervé garde un moral d’acier et se prépare à retrouver ses amis et néanmoins concurrents au prochain Mondial. Attention, ca va chauffer !