VINCENT SILVE et la windsurfer
A 66 ans, l’âge où les raideurs changent, Vincent pratique encore la Windsurfer sur laquelle il a débuté en 1975. Retraité, il essaye d’en profiter le plus possible. Malheureusement pas assez mais quand on aime, on y revient toujours.
Les origines
« J’habite à Sanary et après avoir bourlingué un peu partout dans ma vie professionnelle, je me suis recentré dans les eaux de mon club d'origine, le Club Nautique de Bendor
J’y naviguais avec mon frère Claude et toute une équipe dans laquelle on trouvait notamment Guy Ducrot et Lulu Langlois puis on a vu arriver des jeunes qui nous ont rejoints et on a pu, grâce à Paul Ricard, participer à des championnats lointains.
En 1977, pour les championnats du Monde qui avaient lieu en Sardaigne, Monsieur Ricard nous avait prêté son bateau, avec son équipage bien-sûr. Un chalut 3 mâts et les repas assurés ! Nous avions pu inviter certains autres concurrents comme Dominique Le Bihan de Douarnenez, Olivier Claude de Larmor , François Guy de La Rochelle ou encore Yves Noesmen. Sans oublier nos amies ».
Le retour
« J’ai arrêté la Windsurfer en 1980 et m’y suis remis dans les années 2000 quand je suis arrivé en Nouvelle Calédonie et que j’ai voulu apprendre la planche à voile à mon petit garçon. J’ai récupéré là bas une Windsurfer d’origine avec le wishbone en teck.
Quand je suis revenu en métropole en 2020, j’ai entendu parler de la nouvelle Windsurfer grâce à Stéphane Delecraz et Xavier Guion qui relançaient la série aux Lecques. Quel plaisir de s’y remettre ! ».
Et ce National ?
« Je suis dans le milieu du paquet, c’était prévu ça . J’ai du mal à pomper pendant 30 secondes après le départ. S’il n’y avait que 10 secondes, ça m'arrangerait…mais après ça glissait bien malgré le peu de vent. Je suis resté bien concentré. J’ai été très surpris par le courant qui a même piégé certains locaux. J’ai tiré des bords dans les cailloux et ça m'a permis de ne pas trop mal me placer.
L’ambiance est très bonne et me rappelle celle de 1976 sur l’île de Groix. Nous sommes aujourd’hui plus sobres mais on s’amuse bien. L’organisation est très sérieuse, on sent que le Club s’est appliqué à très bien faire les choses. »
Comment faire revenir les jeunes ?
« Les jeunes sont certainement plus attirés par la nouveauté du foil. C'est plus fun. Un peu comme l'escalade spectaculaire comparée à la spéléo que je pratique encore souvent avec les copains, où tu es sous terre, à ramper dans la boue.
Mais avec une compétition comme ici à Larmor pour le National, on peut en attirer quelques-uns qui naviguent généralement en Wing ou en IQ Foil. Plein de sève, ils sont à fond et naviguent aussi très bien ».
Ton programme à venir
« Je vais naviguer localement dans le Sud mais sans championnat d’Europe ou du Monde. Je préfère les ambiances plus intimes comme ici ».