CHRISTOPHE LE BRUCHEC et la windsurfer

Avec sa gueule de planchiste heureux, le sourire aux lèvres et la combinaison ajustée, Christophe Le Bruchec est l’un des principaux animateurs de la série Windsurfer à la Société Nautique de Larmor. Travaillant une semaine sur deux avec des horaires professionnels dignes d’un taulard en QHS, il en fait quasiment autant lors de sa semaine Off. Jamais assis, toujours debout, il est aussi agile de ses mains qu’initiateur de projets, plus ou moins fous mais toujours tournés vers et pour son prochain. Un mec bien en quelque sorte !

« Je m'appelle Christophe Le Bruchec, je suis infirmier libéral depuis 35 ans et je suis revenu à la Windsurfer car j’ai en mémoire d'énormes souvenirs de mon adolescence, de ma période pré-adulte avec cette ambiance du Petit Port à Larmor Plage que j'ai vécue à côté d'énormément de monde et notamment de toi Vincent, de ton frère Hervé, de Gildas Guillerot. Je me souviens du début de la planche à voile qui était juste extraordinaire. On avait cette chance de découvrir un nouveau support, on était au début d'un truc et cette époque était magique avec entraînement les week-ends et les grandes régates. J'ai un souvenir énorme de cette période. »

Et c'est ce qui t'a poussé à revenir ?

« Le côté nostalgie a effectivement fonctionné. Comme tous, on a une carrière professionnelle, on s'est occupé de nos enfants. J’ai fait, comme bon nombre d’entre-nous, un gros break avec la planche. Mais lorsque j'ai vu revenir la Windsurfer  avec des images de championnat et une interview de Thierry Eude, qui a été mon premier moniteur de planche à voile, je me suis dit mais ça y est : ça va être comme le vélo, ça s'oublie pas. Et donc j'ai acheté une planche d'occasion.

La chance que j'ai eue, c'est de faire partie de la SNL et notamment du comité directeur. J’en ai profité pour recontacter tous les copains, tous les anciens en disant : « les gars on va construire des racks pour les planches et on va recréer cette dynamique » et je crois qu'au fond de nous on avait ces souvenirs, cette nostalgie et ce qui est extraordinaire avec ce support c'est non seulement de se retrouver sur des championnats mais aussi de passer toute l'année, hiver compris, à s'entraîner ensemble, à régater ensemble. Cet esprit de groupe est incroyable.

Moi ce que je retiens aussi, c'est la première fois que j'ai rencontré Nathalie Le Ven, que tout le monde connaît. Elle m'a dit : «  Tu verras Christophe, la Windsurfer est une grande famille » et elle s'est pas trompée car qu'on soit du sud de la France, du Havre ou de Bretagne, on a un tel plaisir à se retrouver !

J'ai 62 ans et je me dis que j'ai encore une dizaine d'années à faire le con sur ce support !

Nous sommes à Torbole pour les championnats d'Europe 2024.

Tu le sens comment ce championnat ?

Mon objectif principal, et je pense que je vais l'atteindre, c'est de me faire plaisir. Et puis c'est d'essayer, peut-être sur des malentendus, de faire des belles manches. Je me suis entraîné hier : j’avais la vitesse et le cap sur un plan d'eau qui n'est pas simple mais je pense que ce sera vrai pour tout le monde. Moi mon objectif c'est d'être dans le premier tiers donc j'ai pas des objectifs très élevés.

A l'époque quand j'avais 20 ans, je n'ai pas eu la chance de faire des championnats de France, d’Europe ou du monde. Je n'ai fait que des courses locales sur lesquelles je m'en sortais bien. Donc, pour moi, c'est extraordinaire de faire à 60 ans ce que j'aurais rêvé de faire à 20 ans.

Suivant
Suivant

SALOMÉ SIMON et la windsurfer