Nicolas Mallaret et la windsurfer
Il n’y a pas qu’en Bretagne que l’on fabrique des champions de Windsurfer. Si Fred Gautier du Club de la Pointe Rouge avait ouvert la voie avec trois titres de champion du Monde, un petit minot de 6 ans embarquait sur un Optimist à quelques miles au Nord de la baie de Marseille, à Carry-Le-Rouët précisément.
Les finesses de la régate bien assimilées, le jeune Nicolas opte pour la Dufour Wing puis planche Open et la Mistral avec succès et s’ouvre les portes de l’Equipe de France pour préparer les Jeux de 1992 aux côtés du futur champion Franck David puis de 1996 lors desquels Jean-Max de Chavigny lui est finalement préféré.
Professeur d’EPS, Nicolas Malleret passe la majeure partie de son temps libre sur l’eau : Surf, Kite, planche à voile et enfin Windsurfer début 2023.
Léger comme une plume mais parfaitement gainé, le sudiste collectionne les titres comme un philatéliste averti. A Carnac, il l’emporte au classement Overall (Slalom, Longue distance et parcours construits).
A Larmor Plage pour le National, il monte encore une fois sur la plus haute marche du podium devant les régionaux de l’étape, Jean-Pierre Kelbert et Martin Gavériaux.
La semaine précédente, il avait mis tout le monde d’accord à Carantec, devançant même notre championne Olympique nationale, Faustine Merret.
Le premier objectif de la saison atteint, Nicolas Malleret vise désormais l’Européen de Torbole puis ce sera le Mondial en Espagne : « Je m’entraîne deux fois par semaine et fais aussi de la préparation physique. Je pense aussi que la pratique du Surf m’aide pour les sensations de glisse ».
Et de poursuivre : « Pour ceux qui ont déjà fait des résultats, c’est un bonus de pouvoir revenir sur ce type de planche. On a moins de pression, plus de plaisir et aussi plus de recul car nous sommes plus âgés. C’est une seconde jeunesse qui nous permet de retrouver des sensations.
Pour d’autres concurrents, c’est peut-être différent, une sorte de seconde chance pour avoir des résultats. Ils se donnent à fond pour percer et avoir les résultats qu’ils n’ont pas eus quand ils étaient jeunes. Ils sont parfois plus tranchants en terme de mentalité sur la ligne de départ, aux passages de bouées mais à terre, tout redevient très sympa. On retrouve l’ambiance des débuts et c’est ça qui est chouette dans cette série Windsurfer ».
Jamais avare de conseils, Nicolas propose de « naviguer en groupe pour se comparer, faire évoluer ses réglages, créer une motivation et observer le plan d’eau. L’an dernier je le regardais moins. Aujourd’hui, j’essaye davantage de me décentrer ».
Et visiblement, ça marche ! Les Italiens sont prévenus …